Bon, comme je ne sais par où commencer, je veux d’abord adresser un message personnel à tous les tristes sires qui ont tendance à vous catégoriser à la moindre occasion et vont de ce pas associer mon premier choix de morceau publié à un genre qui dominerait mes goûts musicaux : vous avez tort, vous avez tout faux, on ne peut pas mettre tout le monde dans des cases, ou du moins pas dans celles que vos petits cerveaux étriqués inventent pour tenter vainement de réduire les êtres humains à des consommateurs pour avoir le contrôle de leurs désirs et augmenter le nombre de vos prospects. Nous sommes tous, vous aussi d’ailleurs, bien plus complexes que cela, et heureusement, car même si l’âme humaine est un beau gros bordel diablement difficile à sonder, c’est également une magnifique machine à ressentir, tester, hésiter, se contredire, multiplier les essais, ouvrir de nouveaux horizons, s’intéresser, comprendre, ne pas comprendre, diversifier, créer, détruire, reconstruire, recommencer… j’en passe et des meilleurs !
Bref, ce cri du cœur passé, ceux qui me connaissent sauront que le hip-hop n’est pas ma première passion, et ceux qui ne me connaissent pas l’apprendront, mais c’est quand même une formidable source de créativité, vecteur de contestation et / ou de sensibilisation, ou parfois juste un bon vieux flow de derrière les fagots avec de vilains clichés qui font bling-bling mais en s’en tape parce que le son est bon ! Ici, un oldies, c’était donc en 1999, rappelez-vous, et le Monde découvrait Eminem, un rappeur blanc qui allait s’imposer avec un flow original et un univers décalé. Le clip a à peine vieilli, et pour ma part, en le revoyant, je me suis régalé. Bon visionnage à tous, et n’oubliez jamais, en Art comme dans bien des domaines, “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” (merci Mr Lavoisier !), alors restez curieux, ouverts, et faites tourner !